Je me savais amant en toi inexistant,
Mais quêtant patiemment, ton coeur, comme un diamant,
J'ai touché de mes doigts, comme on touche le roi,
Dans un frisson d'émoi, la pulpe de tes doigts...
J'ai eu pour une nuit ta tendre compagnie,
Et un instant réjouit, nous, assis sur le lit,
Moi te touchant les mains, ignorant lendemain,
Dans le pâle matin à la robe satin.
Ce temps de la magie, si proche de ton oui,
Dans un monde infini, où l'on s'était enfui,
S'effaça pour la vie qui bien trop tôt reprit.
Tout n'est plus désormais qu'un temps inachevé,
Mais ne sera jamais une oeuvre terminée...
Ce souvenir d'aimer m'est déjà regret!
A Chloé