Dans le matin frileux, nous étions seuls à deux,
Je me savais chanceux des ces instants heureux,
J'étais brûlé du feu de mon coeur amoureux,
Je n'avais qu'un seul voeu: le vouloir de tes cieux.
Rêvant de baisers pieux, de touchers dangereux,
Chaque mot, comme aveu du sentiment joyeux,
Qui animait mes yeux, en ignorant l'honteux,
De me vouloir à deux, dans un rêve fougueux.
Et l'éclat de tes yeux au moment de l'adieu,
N'a pas sauvé le feu, s'éteignant peu à peu,
Et sous le ciel bleu, plus de toi je ne veux.
Les cendres de mon feu, d'un amer doucéreux,
Rendant mon coeur frileux du matin de tes yeux,
Amènent regrets de ne plus être amoureux...
A Chloé