Tu m'as rendu mon coeur, au chagrin de ces heures, Où se fânent les fleurs du jardin du bonheur, Que j'avais fait pousser sous les soleils d'été, Pour nos coeurs embaumés: parfums et voluptés...
Tu m'as rendu mon coeur comme on rend au prêteur, Avec grande rigueur chaque sou monnayeur, Et je paye en peine ce que ce vent m'amène, Ce murmure que tu peines, à m'en saigner les veines...
Tu m'as rendu mon coeur mais je te l'ai donné, Plutôt comme un voleur, tu me l'avais volé, Mais dans un temps d'horreur, tu me l'auras pillé !
Tu m'as rendu mon coeur mais je l'ai enchaîné, Comme une croix d'honneur, à l'or de mon poignet, En hommage au bonheur que tu m'as su donner...